Du chiffre d’affaires encaissé au revenu disponible
Votre chiffre d’affaires ne correspond pas à la somme dont vous disposez. Le simulateur part du chiffre d’affaires réellement encaissé hors taxes pendant la période choisie, puis retire les cotisations et contributions applicables à votre activité. Une facture envoyée mais encore impayée n’entre pas dans le chiffre d’affaires encaissé de cette période.
- CA encaissé HT
- Cotisations et contributions
- Dépenses professionnelles
- Impôt estimé si activé
- Disponible estimé
Avec l’exemple affiché au chargement, 3 000,00 € de chiffre d’affaires mensuel en prestations commerciales donnent 2 359,68 € après cotisations et contributions, sans ACRE, versement libératoire ni dépenses renseignées. Ce résultat est produit par le même moteur que le calculateur. Modifiez l’activité ou les options pour obtenir une estimation adaptée à votre cas.
Ce que signifient « après cotisations », « après dépenses » et « après impôt estimé »
Le mot « net » recouvre plusieurs montants. Pour lire le résultat sans les confondre, retenez la déduction effectuée à chaque étape.
| Résultat | Ce qu’il comprend |
|---|---|
| Après cotisations et contributions | Chiffre d’affaires encaissé HT diminué des cotisations sociales, de la CFP et de la taxe de chambre applicable. |
| Disponible après dépenses, avant impôt | Montant précédent diminué des dépenses professionnelles réelles que vous avez saisies. |
| Disponible après impôt estimé | Disponible précédent diminué de l’impact fiscal estimé de l’activité, uniquement si vous activez et complétez le module fiscal. |
Avec un versement libératoire effectivement exercé, le prélèvement apparaît séparément. Si vous comparez ce revenu à une rémunération salariée, le calculateur de salaire brut en net répond à une autre question et applique d’autres règles.
Mensuel, annuel et projection : quelle période lisez-vous ?
Une saisie annuelle décrit le chiffre d’affaires de l’année simulée. Une saisie mensuelle décrit d’abord le mois choisi. L’équivalent annuel est une projection à rythme constant sur les mois d’activité retenus. Il ne représente ni des encaissements déjà déclarés ni une garantie de chiffre d’affaires futur. Une création en cours d’année réduit les mois pris en compte lorsque vous indiquez votre date de début.
Quelles cotisations et contributions sont prises en compte ?
En micro-entreprise, les cotisations sociales dépendent de la nature de l’activité. Le simulateur distingue les cinq profils qu’il sait traiter en métropole et calcule sur le chiffre d’affaires encaissé HT. Les dépenses réelles ne diminuent pas cette assiette.
Taux de cotisations : vente, services BIC et BNC
La vente de marchandises relève ici des BIC. Les prestations commerciales et artisanales relèvent aussi des BIC, mais restent deux choix distincts, notamment pour les contributions annexes. Une activité libérale relève des BNC. Si vous dépendez de la Cipav, confirmez cette affiliation dans le formulaire : le simulateur ne la devine pas.
Les taux sociaux ordinaires varient entre ces familles. L’ACRE peut aussi modifier le taux d’une période donnée. Le montant qui compte pour votre décision figure dans la décomposition calculée, tandis que le détail officiel des cotisations du micro-entrepreneur permet de vérifier les taux publiés pour 2026. L’outil ne traite pas l’activité mixte.
CFP et taxe de chambre
La contribution à la formation professionnelle, ou CFP, est affichée séparément des cotisations sociales. Son taux dépend du caractère commercial, artisanal ou libéral de l’activité. Certaines activités commerciales ou artisanales supportent aussi une taxe pour frais de chambre consulaire. Elle peut varier selon le lieu de l’établissement et ne s’applique pas lorsque le chiffre d’affaires retenu reste dans la limite d’exonération. Le simulateur l’affiche seulement lorsqu’elle est due dans son périmètre.
Dépenses professionnelles : ce qu’elles changent réellement
Achats, matériel ou frais liés à votre activité réduisent l’argent que vous conservez. Vous pouvez donc saisir vos dépenses professionnelles pour obtenir un disponible économique après dépenses. Si elles dépassent le revenu restant après contributions, le résultat peut être négatif : le calculateur ne le ramène pas artificiellement à zéro.
En revanche, le régime micro ne retire pas ces dépenses réelles de la base des cotisations. Pour l’impôt au barème, l’administration applique un abattement micro-fiscal forfaitaire selon la catégorie de l’activité. Saisir davantage de dépenses dans l’outil modifie votre disponible, pas ce revenu micro imposable.
ACRE et versement libératoire : deux effets différents
Ces réglages ne correspondent pas au même prélèvement. L’ACRE agit temporairement sur certaines cotisations sociales. Le versement libératoire concerne le mode de paiement de l’impôt sur le revenu lié à l’activité.
Agit sur les cotisations. Dépend notamment de la date de début et d’une aide obtenue.
Concerne l’impôt. Suppose une option effectivement exercée, distincte de l’ACRE.
Une ACRE confirmée dépend de la date de début
Activez l’ACRE uniquement si vous l’avez obtenue et indiquez la date de début d’activité. Le moteur tient compte des mois où l’aide s’applique, y compris lorsqu’une projection annuelle traverse sa fin. Pour les créations de micro-entreprises à compter du 1er juillet 2026, les règles de taux réduit ont changé. Le simulateur ne décide pas de votre éligibilité à votre place. Vérifiez les conditions et la période applicables avant de sélectionner cette option.
Le versement libératoire suppose une option effectivement exercée
Ce réglage signifie que l’option est applicable à la période simulée, pas que vous souhaitez simplement comparer deux scénarios. Si vous la confirmez, son montant apparaît à part dans le résultat. Sans cette option, l’outil ne déduit aucun impôt à partir du seul chiffre d’affaires. L’accès au versement libératoire dépend notamment du revenu fiscal de référence du foyer et de votre situation, que ce simple réglage ne vérifie pas automatiquement.
Comment lire l’estimation facultative de l’impôt ?
Sans versement libératoire, vous pouvez ouvrir le module fiscal et renseigner la situation prise en charge, le nombre de parts et les autres revenus imposables du foyer. Le moteur applique l’abattement micro-fiscal correspondant à la vente BIC, aux prestations BIC ou aux BNC. Il compare ensuite l’impôt estimé du même foyer avec et sans le revenu micro. La différence est présentée comme l’impôt estimé lié à votre activité, sans attribuer tout l’impôt du foyer à celle-ci.
Cette estimation travaille sur une base annuelle. Si vous saisissez un mois, le revenu fiscal est construit à partir de la projection annuelle indiquée, et non d’un impôt mensuel multiplié par douze. Une estimation réellement nulle reste distincte d’une estimation non demandée ou impossible faute d’informations.
Pour les revenus simulés en 2026, le module utilise à titre de projection les paramètres fiscaux publiés disponibles, dont le barème de l’impôt 2026 applicable aux revenus 2025. Le barème définitif qui servira à imposer les revenus 2026 pourra différer. Le résultat ne remplace ni votre déclaration ni votre avis d’impôt, et ne couvre pas toutes les particularités fiscales d’un foyer. Les simulateurs de la DGFiP précisent le millésime de revenus qu’ils traitent.
TVA, plafond micro et CFE : trois sujets distincts
Les diagnostics placés dans la carte résultat servent à repérer une situation qui mérite une vérification. Ils ne sont pas des lignes supplémentaires à soustraire du revenu calculé.
Les seuils signalent une situation à vérifier, sans montant de TVA calculé.
Le plafond est examiné sans conclure à une sortie immédiate du régime.
Cette charge dépend notamment de la commune et de votre situation.
Le diagnostic TVA n’est pas une TVA à payer
Le simulateur situe le chiffre d’affaires par rapport aux seuils de franchise connus et demande davantage de contexte lorsque l’historique manque. Il ne calcule ni TVA collectée, ni TVA déductible, ni TVA à reverser. La TVA éventuellement encaissée pour le compte de l’État n’est pas un revenu. Le seuil de base, le seuil majoré et le chiffre d’affaires de l’année précédente ont des rôles différents. Vérifiez les règles de franchise en base si votre diagnostic appelle un examen plus précis.
Un dépassement ponctuel ne suffit pas à conclure sur le régime micro
Le plafond du régime micro n’est pas le seuil de TVA. Le diagnostic tient compte de l’activité et, si vous la renseignez, de la date de création pour une première année. Une projection au-dessus du plafond signale qu’il faut examiner l’historique du chiffre d’affaires. Elle ne signifie pas à elle seule une sortie immédiate du régime.
La cotisation foncière des entreprises, ou CFE, n’est pas chiffrée dans ce résultat. Son montant dépend notamment de la commune et de la situation de l’activité. Cette version couvre la métropole, hors activités mixtes, DROM, activités saisonnières et régimes particuliers. Si votre cas sort de ce cadre, vérifiez-le avant d’utiliser l’estimation pour fixer vos tarifs ou comparer des choix professionnels. Pour comprendre le travail indépendant dans un autre contexte, consultez aussi la section Freelance de la page sur les types de contrats.
