BTP

Aesh

AESH signifie accompagnant des élèves en situation de handicap. À l’école, au collège ou au lycée, ce professionnel aide l’élève à participer aux apprentissages et à la vie scolaire, en recherchant son autonomie. Pour envisager le métier, il faut aussi regarder le contrat proposé : le repère de 1 240 à 1 470 € brut/mois correspond ici à une quotité de 62 %, et non à un temps plein. Diplôme, expérience, recrutement et formation à la prise de poste constituent des étapes distinctes.

L’essentiel

Secteur
BTP
Rémunération indicative
1 240 à 1 470 € brut/mois
Formation
Voies alternatives de recrutement et formation d’adaptation de 60 heures

AESH : accompagner l’autonomie des élèves en situation de handicap

L’AESH apporte une aide humaine adaptée aux besoins de l’élève, sous la responsabilité pédagogique des enseignants. Son intervention rend une activité plus accessible, qu’il s’agisse de comprendre une consigne, d’utiliser du matériel ou de rejoindre un groupe. Elle doit laisser à l’élève toute la place qu’il peut prendre lui-même.

L’accompagnement prend plusieurs formes. Une aide individuelle répond à des besoins nécessitant une attention soutenue et continue. L’aide mutualisée concerne plusieurs élèves, simultanément ou successivement. L’accompagnement collectif s’organise notamment en ULIS, unité localisée pour l’inclusion scolaire, avec l’enseignant coordonnateur. Ces modalités déterminent une partie du quotidien : suivre un élève sur différents temps n’implique pas la même organisation qu’intervenir auprès de plusieurs classes.

L’appellation AVS, pour auxiliaire de vie scolaire, reste utilisée dans certaines recherches. Elle renvoie à l’histoire de cet accompagnement scolaire, pas à un niveau de carrière supérieur ou à une seconde profession à exercer après AESH.

Faciliter les apprentissages sans remplacer l’enseignant

Avant d’aider, l’AESH observe ce qui empêche l’élève d’entrer dans l’activité. Est-ce l’organisation du matériel, la lecture du support ou l’enchaînement des étapes ? Avec les indications de l’enseignant, il peut aider à repérer une consigne, préparer les affaires ou retrouver l’endroit où commencer sur une feuille chargée d’informations. Puis il laisse l’élève avancer. Le degré d’aide se réajuste à ce que celui-ci parvient à faire : une intervention utile au démarrage n’a pas forcément à se prolonger pendant tout l’exercice. Les observations transmises à l’équipe aident à comprendre ces besoins.

Concevoir l’enseignement, fixer le programme et évaluer les apprentissages relèvent de l’enseignant. L’AESH n’assure pas un cours autonome et ne réalise pas l’exercice à la place de l’élève. Ses observations ne constituent pas un diagnostic médical.

La distinction avec le professeur des écoles est donc une différence de responsabilité, pas seulement de formation. L’un enseigne à la classe, l’autre accompagne l’accès de l’élève aux activités dans le cadre défini.

Accompagner la vie quotidienne et les relations avec les autres élèves

Se déplacer dans l’établissement, préparer son matériel, participer à un repas ou entrer en relation avec ses camarades peut demander une aide. L’AESH intervient en fonction des besoins identifiés et du projet personnalisé de scolarisation, le PPS. Il soutient les échanges et la participation, plutôt que d’installer une relation exclusive qui couperait l’élève du groupe.

L’accompagnement peut se prolonger pendant la pause méridienne ou les sorties scolaires, selon les besoins et l’organisation prévue. Les temps et les gestes confiés sont définis dans ce cadre, avec les compétences requises. Un besoin de soins n’autorise pas un acte médical hors des attributions de l’AESH.

En maternelle, l’ATSEM intervient auprès de l’enseignant et des jeunes enfants avec un statut et des missions propres. Sa présence ne remplace pas l’accompagnement lié au handicap.

Salaire AESH : que gagne-t-on pour une quotité de 62 % ?

Pour un contrat à 62 %, le repère retenu est de 1 240 à 1 470 € brut/mois. Il s’agit d’une simulation indicative arrondie, construite à partir du traitement, de l’indemnité de fonctions commune et, lorsqu’il est dû, du différentiel permettant de tenir compte du Smic. Ce n’est ni une moyenne nationale ni la rémunération garantie de tout nouveau recruté.

Le premier chiffre à identifier sur le contrat est donc la quotité de travail. Une proposition exprimée en heures d’accompagnement ne se compare pas directement à un salaire à temps plein.

Traitement indiciaire et temps incomplet : comparer 62 % et temps plein

Le traitement indiciaire brut est calculé en multipliant l’indice majoré par la valeur mensuelle du point, puis par la quotité du contrat. La simulation retient un point à 4,92278 € et les indices 371 et 455, aux bornes des échelons 1 à 11 étudiés : elle compare des positions différentes dans la grille, pas deux profils de débutants.

Périmètre de la simulation Total brut mensuel calculé Lecture du montant
Contrat à 62 % 1 236,55 à 1 467,71 € Traitement, différentiel éventuel et indemnité commune, avant arrondi de la carte
Équivalent théorique à 100 % 1 994,44 à 2 367,28 € Mêmes hypothèses rapportées à un temps plein, hors compléments individuels

À la borne basse, le traitement de référence est inférieur au Smic retenu pour octobre 2026, d’où l’application du différentiel éventuel prévu pour les agents publics avant l’ajout de l’indemnité de fonctions. À l’autre borne, il dépasse déjà ce minimum.

L’équivalent à 100 % reste théorique, sans promesse de poste disponible à temps plein.

Pour comprendre comment 24 heures devant élèves peuvent correspondre à un contrat à 62 %, il faut partir de l’organisation annuelle du service. Celle-ci comprend aussi les activités connexes : préparation, réunions et formations. La quotité ne se calcule donc pas en divisant simplement 24 par 35. Dans ce cadre, la rémunération est mensualisée, y compris pendant les semaines sans classe. Le net versé dépend ensuite des retenues individuelles.

Indemnités de fonctions, éducation prioritaire et compléments individuels

L’indemnité de fonctions commune est fixée à 1 529 € brut par an à temps complet, puis proratisée. À 62 %, elle représente environ 79 € brut par mois dans la simulation, où elle est déjà incluse.

À ce socle peuvent s’ajouter l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement, les indemnités REP ou REP+ liées à l’affectation ou celles d’une mission d’AESH référent, lorsque leurs conditions sont remplies. Le remboursement d’une partie d’un abonnement de transport couvre des frais de déplacement : il est à distinguer de ces éléments de rémunération.

Devenir AESH : diplômes, expérience et recrutement

Le recrutement d’un AESH se fait sans concours spécifique d’entrée dans la fonction. Les services académiques examinent l’éligibilité, puis la candidature. La formation d’adaptation intervient dans le cadre de l’emploi, ce qui distingue ce parcours d’une inscription préalable obligatoire dans une école privée.

Les diplômes et les expériences qui permettent de candidater

Les conditions de recrutement prévoient plusieurs voies alternatives :

  • Un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne.
  • Un diplôme ou titre classé au moins au niveau 4, notamment le baccalauréat ou un titre équivalent dans ce cadre.
  • Une expérience d’au moins neuf mois dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap, dans les conditions prévues.

Le DEAES, diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social, peut répondre à la première voie. Il n’est pas le seul diplôme recevable. De même, candidater sans diplôme reste possible par la voie de l’expérience, mais ne signifie pas être recruté sans condition.

La candidature se prépare auprès de l’académie ou de la DSDEN, selon la procédure locale. Le CV, les justificatifs et l’entretien permettent de présenter les expériences réellement utilisables : accompagnement, communication, adaptation, travail avec une équipe. Réunir les conditions administratives ouvre la possibilité de candidater, sans garantir une affectation ni une quotité donnée.

La formation de 60 heures et l’accompagnement à la prise de poste

La formation d’adaptation à l’emploi de 60 heures se déroule dans le cadre de la prise de fonction, sur le temps de travail de l’agent recruté. Elle aide à comprendre les besoins des élèves, à ajuster les gestes et à trouver sa place dans l’équipe. Une difficulté rencontrée en classe peut ensuite être reprise avec l’enseignant, un AESH référent ou dans les actions de formation continue proposées. La formation initiale fournit des repères que les situations de travail permettent de réexaminer.

Une préparation repérée auprès de France Travail intervient en amont du projet, avec un financement à examiner sur dossier. Elle ne remplace ni le recrutement académique ni l’adaptation après l’embauche.

CDD, CDI et temps incomplet : comprendre son contrat

L’AESH est un agent contractuel de droit public, recruté en CDD de trois ans, renouvelable une fois. L’accès au CDI après trois ans est possible dans les conditions applicables. Cette stabilisation ne transforme pas l’agent en fonctionnaire et ne garantit pas un temps plein.

La durée annuelle de référence d’un temps complet est de 1 607 heures. Le contrat fixe une quotité, que l’emploi du temps doit décliner en accompagnement et activités connexes. Pour apprécier une proposition, les horaires ne suffisent donc pas : les lieux d’intervention, les trajets et leur articulation comptent aussi, notamment lorsque l’affectation comporte plusieurs élèves ou établissements. Un même volume d’accompagnement peut correspondre à des organisations quotidiennes très différentes.

Les pôles d’appui à la scolarité, les PAS, se déploient progressivement en remplacement des PIAL selon les territoires. Cette évolution ne supprime pas le rôle de la MDPH et de la CDAPH dans les décisions qui relèvent de leur compétence.

Travailler avec les élèves, les enseignants et les familles

Savoir attendre avant d’aider, repérer une fatigue ou transmettre un fait sans interprétation excessive demande de l’observation et du discernement. Lorsqu’une manière d’aider ne convient plus, l’AESH en parle avec l’enseignant pour ajuster les consignes ou chercher un relais. Décrire ce qui a été essayé et ce que l’élève a fait donne à la communication dans l’équipe un contenu précis. Avec les familles, discrétion et cadre professionnel guident les échanges : décisions pédagogiques et droits liés au handicap gardent leurs interlocuteurs compétents.

Le soutien de l’équipe compte aussi face à la charge émotionnelle du contact quotidien avec les besoins des élèves. Les changements d’emploi du temps et les trajets entre établissements peuvent s’ajouter à cette contrainte et demandent une organisation compatible avec le service.

Poursuivre son parcours dans l’accompagnement ou l’éducation

La mission d’AESH référent permet d’apporter un appui à d’autres accompagnants, selon les conditions et besoins du service. La formation continue peut aussi approfondir la pratique auprès des élèves, sans changement de fonction.

Pour aller vers le DEAES, le DEES ou l’enseignement, il faut construire un autre parcours de qualification. L’expérience scolaire éclaire le choix des responsabilités recherchées, mais les conditions d’accès propres à chaque profession demeurent : diplôme, sélection ou CRPE pour le parcours concerné. Elle ne dispense pas automatiquement de ces étapes.

Questions fréquentes

Les métiers proches actuellement proposés sont : Esthéticienne, Couvreur, Assistant de service social, Éboueur.