PÉROU

1 PROJET  |  INTERVENTION EN 2021  |  2 ARTICLES

Donation aux enfants de Iquitos | Les îles flottantes Uros

LBC - Association
Donation aux enfants de Iquitos
  • Donation aux enfants de Iquitos au Pérou
Les îles flottantes Uros
  • Bienvenue chez Aymaras

Donation aux enfants de Iquitos au Pérou


Bienvenue à Iquitos, capitale du Loreto, département d'Amazonie péruvienne comptant 115 000 habitants. Située au sein de la forêt amazonienne, Iquitos est la plus grande agglomération au monde inaccessible par la route, on peut y accéder uniquement par voie marine ou aérienne.

Cette ville est un point d’accès à l’Amazonie et aux villes nord péruviennes. Elle est connue pour ses très belles constructions tels la Plaza de Armas, ses maisons sur pilots rustiques, ou encore son marché typique dans le quartier Belén. Sa diversité naturelle, ses rivières et paysages, et sa faune sont aussi les attractions les plus appréciés par les visiteurs.

Les Matsés vivent dans une partie isolée de l'Amazonie péruvienne, en pleine forêt à la frontière avec le Brésil. Ils ne sont que 2'300 individus au total, mais leur identité culturelle est forte, Ils sont un peuple de chasseurs-cueilleurs, ils pêchent, chassent et cultivent divers aliments, y compris ceux de base comme les bananes plantains par exemple. Ils ont une connaissance approfondie de la vie végétale et animale et des ressources forestières abondantes. Ainsi la principale source de revenus est la vente de la viande et de la peau de pécari.

Mais leur isolement géographique joue en leur défaveur, sur le plan politique, car les matsés sont très divisés et non syndiqués, chaque village a sa propre tête, et il y a peu d'autorité centrale pour la tribu.
Mais surtout au niveau de la scolarisation des enfants et des jeunes dans les écoles villageoises.

La plupart d’entre eux sont monolingues, car il n’existe que très peu de matériel de lecture en langue matsés alors les jeunes finissent l’école sans savoir lire couramment leur propre langue, ni comment lire, écrire ou parler l’espagnol donc ils ne parlent que la langue matsés.


Notre projet en intervenant à Iquitos était d’effectuer une donation de jouets et matériels scolaires aux enfants du village grâce au soutien d’Amazonian Eco Adventure afin d’améliorer l'alphabétisation des Matsés et faciliter la transmission intergénérationnelle des savoirs.
Nous avons donc pris contact avec Monsieur Jose OCTAVIO FLORES PUGA, guide touristique dans la forêt amazonienne, sociable et véhiculant la joie de vivre afin d’effectuer une donation de jouets et de matériel scolaire pour leur école, dans le but d’encourager le système éducatif scolaire pour tous.


La nouvelle de la mise en place de la distribution des donations du Bon Candidat à l’école se propage si rapidement qu’en l’espace d’un instant une trentaine d'enfants se retrouvent à faire la queue afin d’obtenir du matériel neuf.

Cahiers, crayons de couleur, livres mais aussi ballons et jouets (car il faut bien s’amuser de temps en temps) se retrouvent entre les mains de ses enfants qui affichent à notre plus grand bonheur des sourires sur leurs visages.

Nous partageons donc notre expérience avec vous.

2021 a été une année riche d'expériences pour notre association. Notre objectif principal ? Encourager l’enseignement scolaire des enfants dans le monde. La réalisation de nos projets est récompensée par le sourire et la joie que l’on aperçoit sur le visage des enfants qui nous rappellent chaque jour, le but premier de notre association.

Plein d’autres projets sont en cours de réalisation pour 2022 et nous espérons pouvoir les partager avec vous.

Bienvenue chez Aymaras

Après des mois d’arrêt, nous avons enfin pu reprendre nos projets associatifs. Et c’est sur le lac Titicaca, au Pérou que nous retrouvons notre globe-trotter pour une nouvelle intervention. Situé à plus 3800 mètres d’altitude, ce lac sacré abrite plus d’une quarantaine d’îles et délimite une frontière entre la Bolivie et le Pérou. Parmi elles, quelques-unes sont habitées. Connues des touristes du monde entier, c’est sur les célèbres îles Uros que notre intervenant s’est rendu pour offrir son aide à l’ensemble de la communauté. Ces îles flottantes portent le nom du peuple qui les occupaient il y a encore une cinquantaine d’années : les Uros. Appelée les Aymaras, les habitants actuels de ces îles vivent en tentant de perpétuer le mode de vie traditionnel de leurs prédécesseurs.


Le départ en direction des îles se fait à Puno, la ville la plus proche située à 6 km. Là-bas une barque appelée “Mercedes” vient chercher notre représentant afin de l’amener sur les îles Uros. Cette “Mercedes” construite à base de totora, plonge notre globe-trotter dans l’univers des Uros avant même d’arriver sur les îles.

La totora est un roseau qui pousse en grande quantité sur les bords du lac Titicaca. Ce roseau est le matériau principal de construction de ces îles. On le retrouve à la fois sur le sol, sur les maisons, sur les embarcations mais également dans les cuisines en tant qu'ingrédient car une partie de sa tige est comestible. Habituellement, c’est à bord de barques elles aussi entièrement en totora que les visiteurs se rendent sur les îles. Le tour en “Mercedes” est une activité payante réservée aux touristes durant leur excursion. En raison des conditions particulières dues au Covid, les touristes se font rares sur les îles Uros aux grands déboires des habitants qui vivent presque essentiellement du tourisme.


Une trentaine de minutes plus tard, c’est sur l’îlot de Quechua que débarque notre consultant. Les îles Uros sont constituées de plus de 80 îlots artificiels pour un peu moins de 2000 habitants. Chaque îlot appartient à une famille. Quechua est l’îlot appartenant à la famille de Manuel, le chef qui accompagnera notre représentant le temps de sa visite. Sur les îles Uros il subsiste une hiérarchie dans la façon de gouverner. Chaque îlot a son chef, l’ensemble des chefs élisent à leur tour pour un mandat d'une année un “Chef des Chefs” autrement dit un président. C’est ce “Chef des Chefs” qui est responsable de la communauté, c’est à lui que revient le pouvoir de décision.

Après un accueil chaleureux des habitants de l’îlot, place à la visite. Manuel lui explique le fonctionnement des îles et leur architecture.

Elles sont construites avec des gros morceaux de tourbe liés entre eux, sur lesquels repose de la totora dont l'épaisseur atteint environ 80 cm. Pour éviter que l'île ne soit chassée par le vent et se mette à dériver, des poteaux en bois d'eucalyptus sont plantés dans le fond du lac et des cordages relient l'ensemble. Tous les quinze jours, les habitants rajoutent une couche de roseau sur le sol, car petit à petit il pourrit et le sol s’enfonce.


En ce qui concerne leur mode de vie, chaque famille vit dans une seule et même hutte. Une petite cheminée en terre cuite permet de faire du feu et de cuire les aliments sans brûler l'île flottante. Les îles ne sont pour autant pas totalement coupées du monde moderne. Chaque îlot est équipé de panneaux solaires leur permettant de bénéficier de l'électricité. Les barques ne sont pas les uniques moyens de locomotion, puisque les déplacements se font également en bateau à moteur. C’est d'ailleurs par ce moyen que les enfants se rendent à l’école.

Après un tour de l’île et une présentation des produits artisanaux, l'heure est venue de se rendre sur l’île où se trouvent les deux écoles. Cette île est la seule île de terre parmi les îles Uros. L’école est ouverte à tous les enfants. Cependant, les enseignements allant seulement du niveau primaire au secondaire, l’unique classe regroupe tous les âges. Malheureusement en raison du covid, elles ont dû fermer. Les cours ont lieu à distance ce qui est très compliqué lorsque l’on sait qu’il n’y a qu’un téléphone par famille. Il est difficile voire impossible de garantir un enseignement de qualité pour tous.

Arrivés sur place notre représentant découvre des classes précaires, les équipements manquent et malgré les circonstances particulières nul doute que les moyens à disposition des élèves sont moindres. Face à cette situation notre bénévole bien décidé à ne pas rester les bras croisés, décide d’intervenir. Il se rend donc avec l'aide de Manuel et Nelson (le président) dans un supermarché afin d’acheter différentes denrées alimentaires, des fournitures scolaires, du matériel sportif mais également de jeux afin de tenter d’améliorer un tant soit peu le quotidien des Aymaras.

Une fois les achats effectués, l’équipe prend le trajet retour afin de faire place à la distribution. Une fois sur l’île de terre, tous les habitants sont présents, petits comme grands sont là pour les accueillir. Entre sourires et remerciements, la distribution se passe dans la joie et la bonne humeur. Elle commence par les adultes qui reçoivent chacun un tote bag composé d’éléments de première nécessité. Vient ensuite la distribution du matériel scolaire aux enfants: livres, cahiers, stylos... Enfin la distribution se clôture par celle du matériel sportif, le meilleur pour la fin. Les enfants sont ravis et le montrent, c’est sans même attendre la fin de la distribution qu’ils improvisent la création d'un terrain et commencent un match de foot. Une fois la distribution terminée, notre bénévole se joint à eux et s'ensuit une série de tirs et de buts. Les rires et la joie réaniment l’île qui depuis deux ans semblait éteinte.



La distribution qui a eu lieu n’est qu’un début des actions envisagées sur les îles Uros. En effet, LE BON CANDIDAT ASSOCIATION a décidé d’agir face aux conditions tendues des cours à distance sur l’île. Il est important pour nous de favoriser le bon développement de l'apprentissage de ces enfants. C’est pourquoi nous avons pris la décision de créer une salle multimédia sur l’île. Ainsi l’ensemble de nos ordinateurs non utilisés seront destinés à l'animation de cette salle. Mettre ces ordinateurs à disposition des enfants est un moyen d’ouvrir l'enseignement à tous, ainsi chacun pourra bénéficier d’un apprentissage correct et efficace.