MADAGASCAR

2 PROJETS  |  PREMIÈRE INTERVENTION EN 2019  |  2 ARTICLES

Soutenons l'école Antafiamalama | Donation de matériel scolaire

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Soutenons l'école Antafiamalama
  • La navette de ramassage scolaire
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La navette de ramassage scolaire

Nouvel arrêt pour un nouveau projet associatif.

C’est dans la ville d’Antsiranana, aussi appelée Diego-Suarez que nos Globetrotter, Tarik et Hanane ont décidé de marquer un nouveau stop. L’idée nous a été soufflé par l’un de nos contacts de NOSYBE. La cité est connue comme la plus grande ville du nord de Madagascar et le troisième plus grand port du pays. Jolie ville à l’architecture coloniale qui compte aujourd’hui plus de 100 000 habitants. Sous ses airs de station balnéaire, DIEGO SUARES, dénote. Les écarts de richesses sont impressionnants. La diversité de la population est frappante. Les plus riches croisent les plus pauvres. Voitures de luxe se mêlent aux mendiants. D’une rue à l’autre on passe des quartiers arborant les plus belles villas à de véritables bidonvilles. Le tout dans un climat d’insécurité croissant. Nombreux sont les enfants à effectuer de petits travaux dès leur plus jeune âge. Arrivés sur place, nos représentants rejoignent leurs quartiers, une maison d’hôte sans prétentions tenue par un jeune français, Joris. L’accueil est chaleureux. Véritable passionné de MADAGASCAR, Joris a à cœur de nous partager son histoire. En arpentant les rues de la ville, les représentants du BON CANDIDAT ASSOCIATION croisent une drôle de navette. Une charrette chargée d’enfants tirée par un homme à bout de souffle.

Joris nous explique qu’il s’agit d’un bus de ramassage scolaire pour une école en périphérie de la ville. Nos deux passionnés restent ébahis devant la volonté du porteur. La famille de Joris est en bonne relation avec Jacqueline, une bonne amie de la maire de Diego Suares. Rapidement les présentations sont faites. Notre envie de nous impliquer dans les projets sociaux-éducatifs locaux n’est pas restée sans réponses. Le rendez-vous est pris dans les jours qui suivent. Nous voilà arrivés à l’école primaire publique ANTAFIAMALAMA.

Le complexe compte aujourd’hui environ une cent cinquantaines d’élèves de tous âges. Sortir de la précarité par l’éducation, voilà la philosophie de l’école. Bien loin des richesses de la ville, notre équipe se trouve à l’entrée d’un vaste terrain en terre battue. Le centre est tenu par une association locale. Les projets sont participatifs et les dons sont plus que bien venus. Accompagnés de Joris, la distribution débute. Tout le matériel scolaire nécessaire à un bon apprentissage. Cahier, stylos, gommes, crayons, règles, ballons…

Une fois la distribution terminée, les jeux avec les enfants démarrent. Les uns nous tirent par une manche pour entamer un jeu de ballon pendant que les autres nous tirent par l’autre manche pour une visite guidée des classes. Difficile de répondre à toutes les sollicitations mais notre équipe prend son temps pour satisfaire petits et grands. Les sourires se lisent sur les visages de chacun.

Le temps d’un gouter, les enfants démarrent les dernières récitations apprises en classe. L’ambiance est très conviviale. Un véritable moment de partage entre petits et grands. En fin de journée, la première charrette de ramassage scolaire apparait aux portes de l’école. Tout est passé très vite mais les souvenirs de ces merveilleux moments restent intacts. Il est temps de se dire au revoir. Notre représentant s’essaye à la conduite de la charrette, sans grand succès. C’est au son de grands éclats de rires et probablement quelques moqueries que les enfants s’éloignent sur le sentier de terre. Nous quittons Joris avec la promesse sans nuls doutes de revenir au plus vite pour de nouveaux projets.

A la lueur des phares

Bienvenue à Madagascar, une île immense et avant tout un pays situé au large de la côte sud-est de l'Afrique. C’est plus précisément à Nosy Be, île côtière de grande terre située près des côtes nord-ouest que les représentants de notre association ont décidé de marquer un nouvel arrêt. La réputation de l’île n’est plus à faire. La beauté de cette dernière n’a d’égale que sa pauvreté. C’est proche de la commune de HELL VILLE que nos consultants ont établi leur campement. Avant le départ, le rendez-vous est pris avec Christelle, la Responsable bénévole d’une école de 100 élèves située à quelques kilomètres de la ville. L’ile ne compte que très peu d’établissements scolaires et ces derniers restent privés. Ici, l’accès à l’éducation reste un luxe. Seuls les plus fortunés peuvent y avoir accès. Malgré tout, on peut trouver plusieurs écoles de fortunes installées en périphérie des plus grands villages. Etablissements tenus par des villageois bénévoles.

Rares sont les enfants à aller à l’école, la grande majorité travaille dès le plus jeune âge. Il n’est pas rare d’en croiser menant un troupeau de zébus à la baguette ou encore travaillant dans les champs. Pourtant, nombre d’entre eux n’hésitent pas à marcher sur des kilomètres pour rejoindre une classe. L’occasion pour beaucoup de garantir au moins un repas par jour. Une fois arrivés à Hell ville, nous retrouvons Parfait, notre guide local. Ce dernier est censé nous mettre en relation avec Christelle.

Son sens de l’orientation n’est plus à prouver même si après quelques demi-tours et des arrêts réguliers pour demander son chemin, nous commençons à douter. Finalement, la voiture s’engage dans un chemin de terre. Après seulement quelques dizaines de mètres, l’un des pneus éclate. Le sort s’acharne. Plein de bonne volonté tous les passagers prêtent main forte. Nous arrivons finalement près de l’établissement au crépuscule. Suffisamment tôt pour apercevoir les jeunes enfants décorer et préparer l’école pour la fête de l’indépendance qui aura lieu dans deux jours. Les décorations sont modestes, mais l’implication de chacun est certaine. A notre arrivée, les écoliers se mettent à chanter. Voilà, la nuit est tombée. L’école est très vétuste. Ni eau, ni électricité. C’est donc à lueur des phares de notre voiture que la distribution de matériel scolaire débute.

Sacs, trousses, stylos et tout le matériel nécessaire à un bon apprentissage. La distribution est rapide, il reste encore plusieurs kilomètres aux enfants pour rentrer à la maison. Après des échanges de rires et de sourires, les élèves finissent par disparaître dans la nuit profonde.

Après quelques minutes, le silence revient, plus aucun enfant à l’horizon, ne reste plus que la réverbération des yeux des lémuriens à travers la nuit.