Le recrutement engagé avec Le Bon Candidat

Juillet 2021

Bienvenue chez Aymaras

Après des mois d’arrêt, nous avons enfin pu reprendre nos projets associatifs. Et c’est sur le lac Titicaca, au Pérou que nous retrouvons notre globe-trotter pour une nouvelle intervention. Situé à plus 3800 mètres d’altitude, ce lac sacré abrite plus d’une quarantaine d’îles et délimite une frontière entre la Bolivie et le Pérou. Parmi elles, quelques-unes sont habitées. Connues des touristes du monde entier, c’est sur les célèbres îles Uros que notre intervenant s’est rendu pour offrir son aide à l’ensemble de la communauté. Ces îles flottantes portent le nom du peuple qui les occupaient il y a encore une cinquantaine d’années : les Uros. Appelée les Aymaras, les habitants actuels de ces îles vivent en tentant de perpétuer le mode de vie traditionnel de leurs prédécesseurs.

Le départ en direction des îles se fait à Puno, la ville la plus proche située à 6 km. Là-bas une barque appelée “Mercedes” vient chercher notre représentant afin de l’amener sur les îles Uros. Cette “Mercedes” construite à base de totora, plonge notre globe-trotter dans l’univers des Uros avant même d’arriver sur les îles. La totora est un roseau qui pousse en grande quantité sur les bords du lac Titicaca. Ce roseau est le matériau principal de construction de ces îles. On le retrouve à la fois sur le sol, sur les maisons, sur les embarcations mais également dans les cuisines en tant qu'ingrédient car une partie de sa tige est comestible. Habituellement, c’est à bord de barques elles aussi entièrement en totora que les visiteurs se rendent sur les îles. Le tour en “Mercedes” est une activité payante réservée aux touristes durant leur excursion. En raison des conditions particulières dues au Covid, les touristes se font rares sur les îles Uros aux grands déboires des habitants qui vivent presque essentiellement du tourisme.

Une trentaine de minutes plus tard, c’est sur l’îlot de Quechua que débarque notre consultant. Les îles Uros sont constituées de plus de 80 îlots artificiels pour un peu moins de 2000 habitants. Chaque îlot appartient à une famille. Quechua est l’îlot appartenant à la famille de Manuel, le chef qui accompagnera notre représentant le temps de sa visite. Sur les îles Uros il subsiste une hiérarchie dans la façon de gouverner. Chaque îlot a son chef, l’ensemble des chefs élisent à leur tour pour un mandat d'une année un “Chef des Chefs” autrement dit un président. C’est ce “Chef des Chefs” qui est responsable de la communauté, c’est à lui que revient le pouvoir de décision. Après un accueil chaleureux des habitants de l’îlot, place à la visite. Manuel lui explique le fonctionnement des îles et leur architecture. Elles sont construites avec des gros morceaux de tourbe liés entre eux, sur lesquels repose de la totora dont l'épaisseur atteint environ 80 cm. Pour éviter que l'île ne soit chassée par le vent et se mette à dériver, des poteaux en bois d'eucalyptus sont plantés dans le fond du lac et des cordages relient l'ensemble. Tous les quinze jours, les habitants rajoutent une couche de roseau sur le sol, car petit à petit il pourrit et le sol s’enfonce.

En ce qui concerne leur mode de vie, chaque famille vit dans une seule et même hutte. Une petite cheminée en terre cuite permet de faire du feu et de cuire les aliments sans brûler l'île flottante. Les îles ne sont pour autant pas totalement coupées du monde moderne. Chaque îlot est équipé de panneaux solaires leur permettant de bénéficier de l'électricité. Les barques ne sont pas les uniques moyens de locomotion, puisque les déplacements se font également en bateau à moteur. C’est d'ailleurs par ce moyen que les enfants se rendent à l’école. Après un tour de l’île et une présentation des produits artisanaux, l'heure est venue de se rendre sur l’île où se trouvent les deux écoles. Cette île est la seule île de terre parmi les îles Uros. L’école est ouverte à tous les enfants. Cependant, les enseignements allant seulement du niveau primaire au secondaire, l’unique classe regroupe tous les âges. Malheureusement en raison du covid, elles ont dû fermer. Les cours ont lieu à distance ce qui est très compliqué lorsque l’on sait qu’il n’y a qu’un téléphone par famille. Il est difficile voire impossible de garantir un enseignement de qualité pour tous. Arrivés sur place notre représentant découvre des classes précaires, les équipements manquent et malgré les circonstances particulières nul doute que les moyens à disposition des élèves sont moindres. Face à cette situation notre bénévole bien décidé à ne pas rester les bras croisés, décide d’intervenir. Il se rend donc avec l'aide de Manuel et Nelson (le président) dans un supermarché afin d’acheter différentes denrées alimentaires, des fournitures scolaires, du matériel sportif mais également de jeux afin de tenter d’améliorer un tant soit peu le quotidien des Aymaras. Une fois les achats effectués, l’équipe prend le trajet retour afin de faire place à la distribution. Une fois sur l’île de terre, tous les habitants sont présents, petits comme grands sont là pour les accueillir. Entre sourires et remerciements, la distribution se passe dans la joie et la bonne humeur. Elle commence par les adultes qui reçoivent chacun un tote bag composé d’éléments de première nécessité. Vient ensuite la distribution du matériel scolaire aux enfants: livres, cahiers, stylos... Enfin la distribution se clôture par celle du matériel sportif, le meilleur pour la fin. Les enfants sont ravis et le montrent, c’est sans même attendre la fin de la distribution qu’ils improvisent la création d'un terrain et commencent un match de foot. Une fois la distribution terminée, notre bénévole se joint à eux et s'ensuit une série de tirs et de buts. Les rires et la joie réaniment l’île qui depuis deux ans semblait éteinte.

La distribution qui a eu lieu n’est qu’un début des actions envisagées sur les îles Uros. En effet, LE BON CANDIDAT ASSOCIATION a décidé d’agir face aux conditions tendues des cours à distance sur l’île. Il est important pour nous de favoriser le bon développement de l'apprentissage de ces enfants. C’est pourquoi nous avons pris la décision de créer une salle multimédia sur l’île. Ainsi l’ensemble de nos ordinateurs non utilisés seront destinés à l'animation de cette salle. Mettre ces ordinateurs à disposition des enfants est un moyen d’ouvrir l'enseignement à tous, ainsi chacun pourra bénéficier d’un apprentissage correct et efficace.

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