Le recrutement engagé avec Le Bon Candidat

Octobre 2019

A la lueur des phares

Bienvenue à Madagascar, une île immense et avant tout un pays situé au large de la côte sud-est de l'Afrique.
C’est plus précisément à Nosy Be, île côtière de grande terre située près des côtes nord-ouest que les représentants de notre association ont décidé de marquer un nouvel arrêt.
La réputation de l’île n’est plus à faire. La beauté de cette dernière n’a d’égale que sa pauvreté.
C’est proche de la commune de HELL VILLE que nos consultants ont établi leur campement.
Avant le départ, le rendez-vous est pris avec Christelle, la Responsable bénévole d’une école de 100 élèves située à quelques kilomètres de la ville.
L’ile ne compte que très peu d’établissements scolaires et ces derniers restent privés. Ici, l’accès à l’éducation reste un luxe. Seuls les plus fortunés peuvent y avoir accès.
Malgré tout, on peut trouver plusieurs écoles de fortunes installées en périphérie des plus grands villages. Etablissements tenus par des villageois bénévoles.

Rares sont les enfants à aller à l’école, la grande majorité travaille dès le plus jeune âge. Il n’est pas rare d’en croiser menant un troupeau de zébus à la baguette ou encore travaillant dans les champs.
Pourtant, nombre d’entre eux n’hésitent pas à marcher sur des kilomètres pour rejoindre une classe. L’occasion pour beaucoup de garantir au moins un repas par jour.
Une fois arrivés à Hell ville, nous retrouvons Parfait, notre guide local. Ce dernier est censé nous mettre en relation avec Christelle.

Son sens de l’orientation n’est plus à prouver même si après quelques demi-tours et des arrêts réguliers pour demander son chemin, nous commençons à douter.
Finalement, la voiture s’engage dans un chemin de terre. Après seulement quelques dizaines de mètres, l’un des pneus éclate. Le sort s’acharne. Plein de bonne volonté tous les passagers prêtent main forte.
Nous arrivons finalement près de l’établissement au crépuscule. Suffisamment tôt pour apercevoir les jeunes enfants décorer et préparer l’école pour la fête de l’indépendance qui aura lieu dans deux jours. Les décorations sont modestes, mais l’implication de chacun est certaine.
A notre arrivée, les écoliers se mettent à chanter.
Voilà, la nuit est tombée. L’école est très vétuste. Ni eau, ni électricité. C’est donc à lueur des phares de notre voiture que la distribution de matériel scolaire débute.

Sacs, trousses, stylos et tout le matériel nécessaire à un bon apprentissage.
La distribution est rapide, il reste encore plusieurs kilomètres aux enfants pour rentrer à la maison.
Après des échanges de rires et de sourires, les élèves finissent par disparaître dans la nuit profonde.

Après quelques minutes, le silence revient, plus aucun enfant à l’horizon, ne reste plus que la réverbération des yeux des lémuriens à travers la nuit.

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